vendredi 7 décembre 2012

Conseil méthodo n°5: bientôt mon premier blocus!

"L'essence même du génie, c'est de mettre en pratique les idées les plus simples" (Charles Peguy)

Face au blocus, ne restez pas bloqués!

En première année d'études supérieures - cette fameuse année qui a la mauvaise réputation de laisser près de 60% des étudiants sur le carreau! - il est clair que le blocus de décembre est très souvent la cause de l'échec ou de la réussite.

A 15 jours du "congé" de fin d'année, qu'est-ce qu'un étudiant un minimum consciencieux doit faire pour se préparer à son premier vrai challenge post-secondaire? Voilà la question à laquelle nous allons tenter de répondre de la manière la plus claire et succincte possible.


1. Assurez-vous de savoir :
Quelle matière sera couverte par chaque examen: soyez extrêmement précis!
Quel genre d'examen sera organisé pour chaque cours (choix multiples, questions ouvertes, oral?) et quels genres de questions (ciblées, de synthèse, transversales?)
Comment le test sera évalué: quels sont les critères, les exigences, les recommandations, les préférences du prof?
Quels sont les supports de cours mis à votre disposition et quel est celui qui sert de référence.

2. Trouvez votre "écosystème"!
Étudiez dans un endroit où il n'y a pas de distractions.
Étudiez lorsque vous êtes éveillé, en forme et n'avez pas faim.
De courtes sessions d'études sont plus valables qu'une longue session en soirée avant l'examen. Comptez, par jour de blocus, 6 périodes d'1h30 ou 4 périodes de 2h en moyenne.
Pour vous détendre, changez complètement d'attitude: marchez, courez, nagez, sortez, bougez!

3. Time is gold!
N'attendez pas à la dernière minute pour étudier. Traduction: mémoriser, cela commence dès aujourd'hui (avant le blocus donc!).
Établissez un objectif précis pour chaque période d'étude.
Si l'examen porte sur 10 chapitres, planifiez 11 périodes d'étude : une période par chapitre et une période pour l'évaluation globale (évaluez-vous le plus souvent possible!).

4. Une seule obsession: mémoriser!

La répétition est la clé du succès: pas celle du perroquet mais celle de l'acteur! Répéter c'est refaire un raisonnement, raconter la matière comme une histoire... et il faut que cela devienne de plus en plus naturel.
Nous ne mémorisons que des liens: cherchez les liens et faites des liens en tous sens!
Imaginez que vous expliquez la matière à un ami: oralement, à l'aide de schémas, apprenez à faire comme un prof!

5. Restez toujours actif...

Résumez les idées principales de vos notes: il s'agit de la table des matières du cours complétée avec les notions essentielles.
Construisez un ordre chronologique des étapes parcourues tout au long de la matière.
Faites des fiches de définitions, de formules, de techniques, de modèles ou encore d'événements importants.
Écrivez vos propres questions et demandez à un ami, parent de vous les poser.
Posez-vous des questions, soyez curieux, cherchez l'info dans vos différents supports de cours.
Enfin, faites-vous aider si vous ne comprenez pas, mais n'attendez pas la dernière minute!
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Plus de conseils: voyez notre collection de facilitateurs d'étude, et tout spécialement "j'assure le blocus" et "j'assure les examens".

jeudi 22 novembre 2012

De la certitude ignorante au savoir intelligent...

 "L'objectif est d'être en mesure de s'attaquer à des problèmes complexes sans avoir certaines solutions, une activité qui caractérise presque tous les métiers que les étudiants, en fin de compte, se retrouveront à faire." (Andrew Roberts)

A quoi peut bien servir une université?


Andrew Roberts a publié en 2010 un guide intitulé "Thinking student's guide to college. 75 tips for getting a better education" (1). "Mon espoir, écrit-il, est qu'en expliquant comment les universités fonctionnent, je vais rendre plus facile pour les étudiants la tâche de tirer le meilleur parti d'elles." (p. 5). Comprendre comment quelque chose fonctionne pour pouvoir l'exploiter au maximum, tel est le principe. En matière d'éducation, cela signifie que l'étudiant ne reçoit pas simplement passivement une formation: il doit au contraire activement interagir avec le corps enseignant afin d'en extraire le précieux nectar de son éducation...


Pour ce faire, il faut notamment apprendre à interagir avec les profs. Voyons par exemple le très intéressant Tip 50 proposé dans ce guide: "La plus grande part des professeurs de votre université veut vous enseigner la façon de penser de manière critique et analytique." Mais, d'un autre côté, ajoute Roberts, "la plupart des étudiants se présentent à l'université avec une manière de penser que l'on pourrait qualifier de ''certitude ignorante''. Ils croient que toutes les questions ont des réponses déterminées et que, lorsqu'ils ont posé une question, il suffit de trouver une source fiable pour leur donner la réponse."

Le Tip 52 nous éclaire sur ce point par le biais d'un exemple frappant: "Les étudiants ne savent souvent pas par où commencer la recherche d'informations ... La différence entre les professeurs et les étudiants est que nous (les professeurs) ne nous arrêtons pas à Wikipedia." En effet, ajoute-t-il, "Les professeurs ne l'utilisent que pour obtenir une vue d'ensemble rapide et grossière d'un sujet ou pour les orienter vers d'autres sources qui seront plus utiles." Bref, ce qu'il faut apprendre c'est à mettre à l'épreuve les certitudes toutes faites en posant des questions et en cherchant plus loin...

Revenons donc au Tip 50 qui nous explique justement comment procéder: "Les bons professeurs sont ceux qui vous confronteront fréquemment à des questions qui n'ont pas de réponses claires et qui vous forceront à lutter avec elles. Ce qu'ils vont vous encourager à faire est d'adopter une approche Cartésienne - en référence au philosophe René Descartes, célèbre pour son scepticisme - vis-à-vis de tous les arguments que vous rencontrez."

Douter, oui, mais pas seulement! Voyez plutôt: "De nombreux étudiants s'arrêtent à ce stade de mise en doute, qui est seulement à mi-chemin de l'objectif. Ils deviennent des ''relativistes naïfs'': ils croient qu'il n'y a pas de vérité et que tous les arguments sont égaux." Or, "la compétence de la pensée critique est d'apprendre à déterminer quels arguments sont meilleurs et pires".

En conclusion: Une université ne rentre en fonction que lorsque les étudiants qui la fréquentent viennent y chercher et mettre à l'épreuve les arguments qu'ils élèveront au rang de leur connaissance!
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(1) Ce guide est disponible ici.

dimanche 11 novembre 2012

Dessiner, saisir les relations... étudier!

"Dessiner c’est déterminer, définir, fixer une limite, affirmer, avec une certitude renouvelée, ce qui distingue une chose d’une autre." Massimo Arioli (traduit de l'italien)

Dessinez comme Raphaël, et devenez virtuose de l'étude !
"Disegno" de Léonard de Vinci





Au XVIIe siècle, ce que nous appelons le dessin tire encore son sens de l'italien "disegno" qui signifie "la pensée qu'on a dans l'imagination de l'ordre, de la distribution et de la construction d'un tableau, d'un poème, d'un livre, d'un bâtiment."

Exactement ce dont un étudiant a besoin pour aborder l'étude de ses cours!

L'artiste Italien Giorgio Vasari (1511-1574) rend parfaitement compte de cette signification: "Qu'il s'agisse du corps humain ou de celui des animaux, de plantes ou d'édifices, de sculpture ou de peinture, on saisit la relation du tout aux parties, des parties entre elles et avec le tout. De cette appréhension (cognizione) se forme un concept (concetto), une raison (giudizio), engendrée dans l'esprit (mente) par l'objet, dont l'expression manuelle se nomme dessin (disegno). Celui-ci est donc l'expression sensible, la formulation explicite d'une notion intérieure à l'esprit ou mentalement imaginée par d'autres et élaborée en idée." (1)

"Etude" de Raphaël 




Projetez-vous dans l'atelier de Raphaël ou de Léonard de Vinci et adoptez cette attitude qui consiste à exprimer par le geste une idée, un concept, un rapport, un ensemble de relations formant un tout, dégageant une distinction.

Une fois ce voyage dans le passé terminé, revenez à votre présent et surtout à ce qui en fait l'actualité concrète: l'étude de ces matières qu'on vous enseigne et que vous devez assimiler d'ici le 02 janvier prochain. N'est-ce pas la même démarche que vous devez adopter?

Plongez-vous donc dans un cours:

1. Saisissez-y "la relation du tout aux parties, des parties entre elles et avec le tout" (la table des matières).

2. Formez à présent les raisons qui justifient une telle construction ordonnée et les concepts qui en dessinent les lignes principales (ses traits).

3. Enfin, passez à "l'expression sensible, la formulation explicite" (le "disegno" proprement dit) de cette totalité que vous avez appréhendée mentalement et de toutes les parties de son architecture: écrivez, faites des tableaux et des schémas, et parlez. Procédez progressivement: du gros œuvre aux finitions, en passant par toutes les étapes de la fabrication de la connaissance que vous êtes en train d'assimiler.

Bonne étude! Et surtout, commencez tout de suite.
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(1) Vasari Giorgio, Le Vite de' più eccellenti pittori, scultori e architettori, Florence, 1568; Les Vies des meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, trad. fr. A. Chastel (dir.), Berger-Levrault, 1981-1989, 12 vol., t. 1, p. 149.
Besoin d'une formation en "disegno": demandez à un de nos coachs!

samedi 27 octobre 2012

Une formation pour devenir coach d'étudiants

"L'étudiant qui fait appel à un coach est en situation d'échec, mais c'est du passé! Le coach sera désormais à côté de lui jusqu'à la réussite."

Accompagner les étudiants du supérieur: un vrai métier!

Plusieurs fois par an, COGITO organise une formation au coaching afin que les formateurs qui se destinent à devenir accompagnant d'étudiants du supérieur apprennent ce véritable métier.

Christophe Eviolitte insiste: "Le coach est un accompagnant qui sera aux côtés de l'étudiant jusqu'à la prochaine session d'examens". Christophe, bientôt docteur en chimie, travaille chez Cogito depuis plusieurs années. Il accompagne de nombreux étudiants durant les blocus assistés et en cours d'année. Au menu de la présentation de Christophe il y a les questions suivantes:

  • Qu'est-ce qu'un coach? 
  • Quelles sont ses missions? 
  • Comment valoriser et remotiver l'étudiant? 
  • Comment lui transmettre la passion d'étudier? 
  • Quels sont les outils indispensables du coach (plannings, panorama des cours, fiche de suivi, etc.)? 
  • Comment se déroule une séance de coaching? 
  • Quelle méthode de travail apprendre à l'étudiant? 
 

Isabelle Delcroix, docteur en philosophie et auteur du livre "Comment réussir vos études secondaires supérieures?", rappelle les fondamentaux aux futurs coachs:
  • La différence entre un cours particulier et un coaching 
  • La différence entre un bon résumé (partant de la table des matières) et une synthèse (étude transversale) 
  • La différence entre une méthode de travail "béquille" et une méthode qui apprend vraiment à remarcher seul! 
  • La différence entre un planning fait de bonnes résolutions (inutile!) et un planning réaliste qui fonctionne en harmonie avec son système limbique 
Le coaching est accessible à tous les étudiants du supérieur qui souhaitent apprendre à réussir!

mardi 23 octobre 2012

Un manuel pour bien terminer ses études secondaires!

Êtes-vous "R.A.I.D.-y" ?

S'il n'existe pas de recette miracle pour contrer l'échec, il vous est par contre possible de mettre en place les conditions de votre réussite. C'est donc à vous que s'adresse ce manuel: en prendre connaissance ne nécessite pas que vous aimiez l’école, que vous soyez un « bon élève » ou encore que vous « aimiez lire ». Mais nous supposons que vous êtes curieux et ouvert, nous savons que "vous n'êtes pas né de la dernière pluie" et que grâce à Internet, vous en connaissez parfois plus que vos professeurs. Tout comme nous savons que vous êtes parfois démuni face à votre "métier d’élève": pourquoi apprendre à calculer les coordonnées d'un vecteur ou être obligé à lire un roman de 250 pages ? Comment mémoriser ? Peut-on étudier moins et mieux ? Comment ne pas s'ennuyer en classe? Comment éviter le «blanc» au moment de l'interro ?

Isabelle Delcroix vous aide à répondre à ces questions.
Extraits:

--> "L’attitude positive ne naît pas d’elle-même. Ainsi, si la motivation (comme cette force qui nous pousse à faire quelque chose) est un des principaux moteurs de notre apprentissage, encore faut-il qu’elle ait un point d’ancrage : nos objectifs."

-->"Quatre principes de base sont donc… à retenir dans l’expédition qu’est la mémorisation. C’est ce que nous désignerons désormais comme étant le R.A.I.D. En d’autres termes, le parcours à réaliser pour mémoriser rapidement et efficacement une information se compose de différentes étapes (...)"

72 pages, 16x24 cm, ISBN 978-2-930650-03-6

PRECOMMANDER CE LIVRE sur le site mesexercices.be


dimanche 14 octobre 2012

De l'importance de l'engagement dans ses études

"C'est avant tout l'habileté à intégrer les stratégies d'apprentissage en un réseau efficace qui a son importance pour la réussite universitaire." 

Votre stratégie d'étude est-elle plutôt "sérialiste" ou "globaliste"?

Depuis les années 70, on sait que "la qualité de l'insertion de l'étudiant dans les systèmes académiques et sociaux de l'université constitue un déterminant significatif de la qualité de la formation". A côté des exigences spécifiques et nouvelles des études supérieures, il ne faut pas oublier qu'un étudiant qui entame de telles études devra "surmonter le déséquilibre provoqué par le passage d'un environnement connu (le milieu familial et l'enseignement secondaire) à un environnement de vie inconnu (le campus et les études universitaires)."


Pour opérer un tel passage et réaliser l'adaptation nécessaire à la réussite, les mots-clés sont autonomie ou auto-gestion, d'une part, et motivation et engagement, d'autre part. Il s'agit là d'un apprentissage à part entière qu'il ne faudrait surtout pas négliger en concentrant uniquement son attention sur l'assimilation des matières proprement dites.

Des chercheurs de l'Université Catholique de Louvain ont mené une étude (1) sur ce sujet il y a quelques années, et nous nous en inspirons pour aider les étudiants à trouver la voie de la réussite. Leur intérêt s'est plus précisément porté sur les aspects quantitatifs (la gestion du temps) et qualitatifs (la méthode de travail) de l'engagement en dehors des périodes de cours. Malgré les limites d'une telle recherche (notamment la petite taille de l'échantillon: 38 étudiants), leurs observations méritent d'être soulignées pour le plus grand bien de tous les étudiants qui nous lisent:

1. Le qualitatif (la méthode de travail) l'emporte sur la qualitatif. Autrement dit, ce ne sont pas les étudiants qui passent le plus de temps à étudier qui réussissent nécessairement le mieux (observation relevée par les chercheurs dans la filière ingénieur polytechnicien).

2. Une étude qualitativement meilleure implique une approche globale de la matière. En effet, les étudiants qui adoptent trop de comportements sérialistes (se perdre dans les détails) sont ceux qui échouent aux examens (surtout chez les ingénieurs). A l'inverse, une étude trop superficielle est cependant une cause importante d'échec (plus marqué dans la filière psychologie). Ce qu'il faut retenir c'est qu'une combinaison entre l'étude de la structure générale du cours (sa logique, les fils conducteurs) et les détails qui remplissent cette structure est toujours gagnante. Ce que les auteurs confirment en observant que "les étudiants qui réussissent avec une mention sont ceux qui accordent de l'importance à la compréhension des détails de la matière (approche sérialiste) tout en ayant une vue d'ensemble de celle-ci (approche globaliste)."

3. Pour tous les étudiants, la régularité (capacité de gérer son temps de travail tout au long de l'année) est un facteur clé de la réussite: le métier d'étudiant consiste à repérer des périodes d'étude dans son emploi du temps et à les répéter chaque semaine. Par contre - et cela pourra en étonner plus d'un - accorder trop de temps à la mémorisation contribue à l'échec! Encore faut-il s'entendre sur ce que l'on appelle "mémorisation". Notre expérience dans le travail d'accompagnement des étudiants chez COGITO montre que c'est une mémorisation par cœur (à court terme) qui peut ruiner tous les efforts des étudiants! (2)
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(1) L. Pirot & J-M. De Ketele, in Revue des sciences de l'éducation, 2000, 26(2), pp. 367-394.
(2) Plusieurs de nos messages précédents, sur ce blog, vous apprendront quelle est la bonne manière de mémoriser!

lundi 8 octobre 2012

Quand faut-il commencer à étudier?

"Vivre, c'est changer du temps en expérience" (Caleb Gattegno, scientifique et pédagogue égyptien)

Octobre... est-ce que j'étudie déjà ? 
Alors que nous avons encore en tête ce chiffre qui résonne - 60% d'échecs en 1er baccalauréat - nous réalisons tout à coup que 3 semaines de cours se sont déjà écoulées.

Comme chaque année, je rencontre actuellement des dizaines d'étudiants, principalement des bisseurs, en quête d'une méthode de travail adaptée aux exigences des études supérieures. Leur question principale est le plus souvent : "par quoi dois-je commencer?"

  • Relire ses notes, remettre en ordre, recopier au propre (ou retranscrire en format électronique), lire le syllabus pour comprendre? Voilà ce que la majorité des étudiants envisage de faire en ce début de quadrimestre. Ce n'est pas une bonne idée! La rentabilité (gain net en terme de mémorisation à long terme) est archi faible.
  • Sélectionner l'information pertinente (si ce sont des cours autres que math, physique, et divers cours de sciences exactes qui sont déjà parfaitement épurés), faire un résumé (certains disent "synthèse"), faire une compilation entre les notes et le syllabus (ou autres supports)? C'est déjà plus intelligent, car tout cela suppose que l'étudiant se pose des questions: "qu'est-ce qui est important dans ce paragraphe?", "qu'est-ce que le prof me veut avec cet exemple?", "pourquoi a-t-il parlé de cela à cet endroit?", etc. C'est effectivement ce qu'il faut faire pour rentabiliser son temps de travail, mais ce n'est pas encore la première étape!
  • Décider quand j'étudie (et quand je n'étudie pas), vérifier que mon horaire est équilibré (suffisamment de détentes et au moins 10 heures de travail d'étude personnel par semaine), commencer par maîtriser la table des matières de chacun de mes cours en sachant la raconter comme une histoire? Voilà exactement ce qu'une majeure partie des étudiants qui réussissent leur 1er baccalauréat en juin font au mois d'octobre qui précède!
N'ayez pas peur: une table des matières que l'on sait raconter en octobre restera en mémoire jusque début janvier sans aucun problème! Ce sont les détails qu'il ne faut pas étudier avant d'avoir une vue d'ensemble (une carte) du cours: les détails se greffent sur le squelette du cours via les résumés et l'étude en profondeur dont nous parlerons dans de prochains message!

+ Besoin d'un accompagnement pour mettre cela en pratique? Pensez au coaching!

+ Envie de découvrir par vous mêmes des procédures concrètes pour mettre tout cela en œuvre? Lisez les "facilitateurs d'étude"!

lundi 18 juin 2012

Faites des liens, pas des copions...

"Tout comme manger contre son gré est nuisible pour la santé, étudier quelque chose sans en avoir le goût frustre la mémoire si bien qu'elle n'en retient rien" (Léonard de Vinci)


Un copion autorisé !
La sagesse de Léonard de Vinci doit vous mettre sur la piste de ce qui constitue à n'en pas douter la clé de la réussite: le goût, la curiosité, l'envie!

Ensuite vient l'effort de mémorisation, et là tous les moyens sont bons pour vous faire emmagasiner les quantités parfois impressionnantes d'informations que regorgent vos cours. Le goût pour la matière aide grandement - Léonard a raison - mais une bonne méthode de mémorisation peut également être bien utile.

Les moyens mnémotechniques sont bien connus et il ne faut plus les présenter. Essayer de vous rappeler la liste des conjonctions de coordination de la langue française ou la liste des mots en "ou" qui prennent "x" au pluriel, et vous constaterez à quel point votre mémoire a besoin que vous fassiez des liens entre les infos que vous souhaitez lui faire retenir.

Voici un autre truc, moins connu, qui pourra vous être utile, surtout en période d'examens. Cela ressemble à un copion, mais ce n'est pas un copion. C'est tout à fait légal, et ça marche!
Sélectionnez une série de petits objets "spéciaux" que vous possédez chez vous et qui sont autant de souvenirs ou de "trésors". Un stylo décoré, un gadget, une figurine, un bijou, et ainsi de suite. Les gros articles sont une distraction et ne seront pas admis dans la salle d'examen. Cela pourrait être une série de stylos ayant chacun une caractéristique propre.

Liez ensuite chaque objet avec un sujet particulier de votre cours: un objet par chapitre, par paragraphe ou encore par date/personnage, par exemple. Gardez bien ces objets à portée de main et manipulez-les lorsque vous révisez la matière et que vous testez vos connaissances.

Votre cerveau va commencer à établir un lien entre l'apprentissage et la mémorisation de chaque sujet et l'objet que vous lui avez fait correspondre. Cela signifie que lorsque vous serez à l'examen, il vous suffira de regarder ou de manipuler vos objets "porte-bonheur" - dans un ordre qui aura certainement une grande importance - pour que les liens réapparaissent et que les informations refassent surface.

Vous êtes sceptiques? Alors essayez, vous n'avez rien à perdre!

Si vous n'êtes pas trop "gadgets", objets fétiches et compagnie, essayez de faire le même exercice mais en choisissant dans votre tête un lieu que vous connaissez bien du genre "habitation": vous pourrez alors associer à chaque pièce un sujet de votre cours (la pièce puis les objets principaux qui s'y trouvent peuvent être reliés à des points précis de la matière). Entraînez-vous ensuite à visitez ce lieu en faisant apparaître toutes les associations... ce qui, lors de l'examen, pourra vous permettre de retrouver plus facilement certaines informations cruciales. (1)

Mais surtout n'oubliez pas le conseil du génial inventeur de Vinci, qui surpasse tous les trucs et astuces que vous pourrez rencontrez!
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(1) Cette méthode est connue depuis l'antiquité et on y fait référence en parlant des "palais de la mémoire".

Intéressé? Relisez Ciceron dans De oratore, LXXXVI, 351-354, ou plus récemment notre J'assure la mémorisation!

mardi 5 juin 2012

Avant, pendant... comment gérer les examens?

Valérie SAVOIR de Radio Contact a interviewé Nathanaël LAURENT au sujet de la gestion des examens...

Diffusée ce lundi 04 juin sur Radio Contact, cette interview livre des conseils précis et concrets pour vous aider à gérer cette période cruciale de votre année :

1. Que faire juste avant l'examen?


2. Comment se comporter lors d'un examen écrit?



3. Et pour l'examen oral, quels sont les bons conseils?


Et vous, quels sont les conseils que vous donneriez? N'hésitez pas à les partager en commentant ce post!

dimanche 3 juin 2012

La saison des conseils méthodo bat son plein!

Chers étudiants, voyez tout ce que l'on fait pour vous...

Vous vous sentez sans doute un peu seuls en ce moment, enfermés dans votre univers peuplé d'équations, de démonstrations, de règles, de principes et de dates en tous genres?

Un doute, un peu de découragement, des hésitations? N'hésitez pas à vous ressourcer en écoutant les conseils qui jaillissent de partout en cette saison des examens...

1. Une salle d'étude pour bloquer mise à disposition des étudiants à Frasnes-Les-Anvaing dans le Hainaut, et une formation en guise de démarrage.

Voici la Vidéo de cette formation réalisée dans le cadre de l 'action "Blocus collectif" du projet "Croire en sa jeunesse Frasnes" et mise en ligne par Gatien Bataille. Nathanaël LAURENT vous parle de la mémorisation, élément clé du blocus!



Le succès semble être au rendez-vous vu que les organisateurs ont décidé de prolonger d'une semaine ce blocus collectif!

2. Ce mardi 29 mai, l'émission RTL+ a évoqué le blocus et les examens... La vidéo est en ligne.
Les invité de Benoît Duthoo étaient: Danièle Hallet, chargée de projet à Univers Santé, et Renaud Keymeulen, Coach et formateur en méthode de travail.



3. Ce lundi 04 juin, Radio Contact diffusera une interview de Nathanaël Laurent.
Au menu, comment gérer un examen oral... quelles stratégies pour augmenter ses chances de réussir un examen QCM.... qu'attendent de vous les professeurs lorsque vous répondez à des questions écrites ouvertes.

_________________________________________________________________________ Tous ces conseils et bien d'autres sont également réunis ici: "J'assure les examens"!

mercredi 23 mai 2012

Conseil méthodo n°4: que faire avant l'examen?

Méthode de travail: nos bons conseils!

Dernière ligne droite avant l'examen : relire ou ...?
"Monsieur, je vous préviens j'ai déjà tout entendu, mais je voulais quand même avoir votre avis: que vaut-il mieux faire les derniers jours, les dernières heures avant l'examen? Relire tout le cours? Relire seulement le résumé?"

Telle est la question que m'a posée il y a quelques jours une étudiante que je coache. Et voici le conseil méthodo que je lui ai donné: "Ni l'un ni l'autre! Rien de pire que de relire pour combler le temps qui nous sépare d'un examen!"
Quoi d'autre alors? Et bien ceci:

Etape 1: Ne faire qu'une chose: s'interroger!
Concrètement, il est indispensable de se poser des questions sur la matière que l'on a l'impression de connaître.
Méfiez-vous (de vous-même!), ne soyez pas trop confiant, et dites vous que le prof va certainement être (encore) plus vache que d'habitude...
Alors prenez votre table des matières du cours, retournez-la; prenez une feuille bien blanche et un bic et interrogez-vous:

  • Combien y-a-t-il de partie dans ce cours? Écrivez --> Vérifiez
  • Première partie, qu'est-ce que ça raconte globalement? Deuxième partie ..., troisième ..., etc. Écrivez --> Vérifiez 
  • OK, pas mal, mais encore: cette première partie, qu'est-ce que cela donne plus en détails? Et pour la deuxième partie? etc. Écrivez --> Vérifiez
Etape 2: S'interroger encore... mais autrement
L'étape 1 accomplie systématiquement et rigoureusement, vous pouvez passer à l'étape 2 de la révision/répétition générale. Attention, quand on dit qu'il faut être rigoureux, ce n'est pas à la légère: vérifiez que vous n'avez pas tendance à insistez uniquement sur les infos que vous connaissez le mieux et que vous ne vous rassurez donc pas artificiellement sur base d'une connaissance partielle!

Il faut qu'aucune partie, sous-partie, sous-sous-information du cours ne vous ait échappé lorsque vous avez déballé toute la table des matières et le résumé de votre cours!

L'étape 2 peut donc être résumée comme suit: exercez-vous à raconter votre cours dans tous les sens et à comparer tout avec tout... bref posez-vous des questions, mais plus uniquement sur la structure linéaire du cours. 

Faites preuve d'imagination:
  • Tiens, et si je commençais à présent par le dernier chapitre pour ensuite raconter mon cours de manière rétrograde...
  • Si je présentais mon cours ou tels chapitres sous forme de tableaux: quels sont les critères que je vais placer en abscisse et en ordonnée? suis-je capable de remplir toutes les cases de ce tableaux?
  • Si j'essayais de faire une carte heuristique de cette matière, de ce chapitre: au centre la notion principale, de là faire partir tout ce qui y est associé que l'on a exploré dans ce cours... relier, relier et relier encore! Cela donne une carte ou un arbre superbe: n'avez-vous rien oublié? Vérifiez encore...
Etape 3: Se relaxer!
L'examen est dans une heure: il est temps que vous fermiez tout, que vous rangiez votre bureau, que vous prépariez quelques bics, une latte, une calculatrice éventuellement, et votre carte d'étudiant. Faites cela posément, puis dirigez-vous vers la salle d'examen calmement, sans vous presser, de manière à n'être ni trop à l'avance ni en retard. Durant le trajet préparez-vous mentalement:

  • vous avez fait tout ce que vous pouviez pour ce cours;
  • vous n'avez pas perdu de temps, vous étiez concentré, vous avez bossé!
  • vous connaissez suffisamment pour réussir, c'est certain...
  • si ça se passe mal, vous n'aurez rien à vous reprocher;
L'important à présent c'est de se concentrer sur la manière de séduire (au sens figuré!) le prof en lui donnant ce qu'il aime, avec l'allure qu'il aime: vous devrez soigner la présentation de vos réponses!

Surtout, évitez de farfouiller jusqu'à la dernière minute dans votre cours, et de relire jusque sur le seuil de la salle d'examen votre résumé... les dés sont jetés, rassemblez votre énergie et soyez fort! Visualisez une dernière fois la structure globale du cours dans votre tête si vous voulez, mais pas plus.
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-> Pour aller plus loin, lisez notre facilitateur d'étude  "J'assure les examens"

samedi 12 mai 2012

Examens: l'important n'est pas de participer...

«Tout dépendra de notre performance, de notre état d'esprit et de notre envie. Il faudra se sortir les tripes, se battre" (Grégory Leca, footballeur professionnel)

Avez-vous l'état d'esprit d'un vainqueur?
Pierre de Courbertin l'affirmait: "L'Olympisme n'est point un système c'est un état d'esprit." Et un état d'esprit, précisait-il, "issu d'un double culte: celui de l'effort et celui de l'eurythmie."

L'eurythmie est cet équilibre et cette harmonie entre toutes les facultés de l'homme (physiques, force d'âme et volonté, intellectuelles, morales) qui composent ce que Courbertin appelait le "faisceau radieux". Ce dernier concourt au perfectionnement de l'homme qui doit "se connaître, se gouverner, se vaincre".

 

C'est encore Courbertin qui proclamait en 1908 que "l'important dans ces Olympiades c'est moins d'y gagner que d'y prendre part", mais dans notre comparaison avec les "Olympiades scolaires" qui approchent à grands pas, nous rectifierons cette dernière assertion: l'important dans cette prochaine session d'examens c'est moins d'y prendre part que d'y gagner!

Voici encore les propos du joueur de foot Grégory Leca, trouvés sur le site d'un média sportif: «Tout dépendra de notre performance, de notre état d'esprit et de notre envie. Il faudra se sortir les tripes, se battre sur chaque ballon et leur montrer que s'ils veulent gagner, ils devront nous marcher dessus

La fin justifie les moyens! Ce principe, proclamé par le philosophe italien Machiavel au début du XIVème siècle, peut signifier : "Profiter de toute situation pour réaliser ses objectifs; au fond, la vertu, c'est le courage d'être sans état d'âme ni remord, tout entier à la poursuite d'un but."(1)

Bien entendu que les moyens sont importants: votre cadre de travail, la qualité de votre sommeil et de votre alimentation, mais encore votre méthode de travail et les divers supports de cours, résumés et autres questionnaires qui vont vous servir dans votre tâche d'étude.

Mais ne croyez surtout pas que seuls les moyens permettent d'envisager la réussite! Même pour ceux qui n'ont pas tous ces moyens, la victoire est possible: à condition qu'ils aient la rage de vaincre, le désir de se surpasser, la volonté inaltérable d'en mettre plein la vue aux profs (et à leur entourage)! 

Bref, la fin domine toujours et guide votre parcours vers la réussite, et sans elle aucun moyen ne sera jamais suffisant pour rendre la tâche "plus facile", et aucun ne sera jamais apte à alléger l'effort.

Alors vous avez compris? A vos cours, prêt, ... partez!
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Besoin de conseils, d'un soutien, d'un suivi personnalisé: COGITO!

(1) http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/380128/la-fin-justifie-les-moyens.html

mardi 1 mai 2012

Cultivez le plaisir d'apprendre...

"Le plaisir d’apprendre peut être considéré comme une expérience que chaque individu vit différemment, mais qui, dans tous les cas, peut conduire à une soif d’éducation et à un désir d’en savoir plus."

Quand plaisir rime avec réussir ! (1)

La plupart des recherches ont traité la notion d’apprentissage sous l’angle cognitif, laissant de côté l’aspect émotionnel et le plaisir d’apprendre. Or, on constate que le plaisir contribue de façon significative à l’apprentissage. Quels sont les éléments de base qui alimentent ce plaisir?

1. Soyez curieux.
Dans notre société d’excellence, il arrive que pour répondre aux attentes de l’entourage, les étudiants aient peu appris à développer leurs goûts ou à se demander ce qu’ils aiment vraiment. Or, l’intérêt réel et authentique est l’étincelle qui donne le goût d’accomplir une tâche et de surmonter les difficultés associées à sa réalisation. Être curieux, c’est essayer d’aller plus loin dans l’exploration de la matière.

2. Défiez vous. Par ailleurs, le fait de réaliser une tâche, un projet, le fait d’apprendre quelque chose de nouveau, contribuent à rehausser l’estime de soi tout en procurant une gratification importante. Le plaisir vient du défi relevé.

3. Connaissez vos limites. Les apprentissages doivent être proportionnels aux capacités actuelles d’un individu pour qu’ils soient stimulants. Si la marche est trop haute, la personne perdra son intérêt, se sentant incapable d'accomplir la tâche avec succès. De la même façon, si la tâche est trop facile, elle ne verra aucune valorisation à l’accomplir et aura aussi tendance à l’abandonner. Pour cultiver le plaisir d’apprendre, l’étudiant doit donc sentir qu’il maîtrise chaque étape de ses apprentissages avant de se propulser plus loin.

4. Allez-y pas à pas... L’apprentissage est un processus d’assimilation et d’intégration qui se bâtit graduellement à force de créer des liens et de réorganiser l’information. L’étudiant doit par conséquent se fixer des objectifs réalistes tout en tenant compte de ses aptitudes et de ses capacités du moment. Néanmoins, il est parfois nécessaire de fournir un minimum d’effort pour que le plaisir se déclenche. Il ne faut donc pas s’attendre à ce que tout apprentissage soit au départ toujours excitant, ce serait entretenir une illusion.

5. Cherchez l'utilité. Pour soutenir l’intérêt aux études et y prendre plaisir, l’étudiant doit aussi en voir l’utilité, c'est-à-dire être capable d’envisager des applications concrètes de ce qu’il apprend. L’acquisition de connaissances sert alors d’élément de récompense immédiate avec en toile de fond la perspective d’améliorer ses chances sur le marché du travail. Le sens que prend l’apprentissage aujourd’hui permet d’entrevoir un plaisir plus grand dans l’avenir.

6. Soyez actif! Être actif c’est schématiser, synthétiser et structurer la matière d’une façon propre à soi. Cette participation active constitue une base des plus importantes du métier d’étudiant. C’est dans cette quête que le plaisir d’apprendre se trouve à son tour stimulé.

7. Soyez disponible. Pour pouvoir expérimenter le plaisir d’apprendre, il faut aussi être disponible physiquement et psychologiquement. Être disponible signifie avoir une vie équilibrée, c’est-à-dire varier ses activités, et ne pas consacrer tout son temps aux études. Mais comment avoir du temps pour des loisirs lorsqu’on est surchargé de travaux et d’examens ? Il faut à nouveau réaliser que si nous allons au-delà de nos limites personnelles, nous ne sommes plus efficaces. Il est préférable de travailler deux bonnes heures et de se sentir efficace, plutôt que de travailler quatre heures et de rester avec l’impression d’avoir perdu son temps!
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Pour y arriver, un coach peut t'aider!

(1) Librement inspiré d'un article de Dania Ramirez publié dans le bulletin du service d'orientation et de consultation psychologique de l'Université de Montréal, volume 10, n°3.

dimanche 22 avril 2012

La science à la rescousse des étudiants

"Le souvenir sera de meilleure qualité si nous avons une raison d'étudier, si nous aimons ce que nous étudions, si nous engageons pleinement notre personnalité au moment de l'apprentissage."


Clés pour la mémorisation: quand le cerveau dévoile ses secrets


Les avancées scientifiques en matière de neurobiologie ne sont pas encore bien connues du grand public tant elles sont récentes, et ce malgré l'effort parfois considérable des chercheurs pour synthétiser et communiquer leurs découvertes. En ce qui concerne l'étude du cerveau, les publications de Jean-Pierre Changeux, de Gerald Edelman, ou encore d'Antonio Damasio sont parmi les plus connues. Nous pouvons pourtant leur adjoindre l'excellent ouvrage de Larry Squire et Eric Kandel (1) qui présente les dernières théories permettant de comprendre la mémoire.

Mais avant d'extraire de ce livre quelques enseignements pertinents pour les étudiants, rappelons brièvement l'enjeu principal que représente la mémoire pour ces derniers. Le marquis de Vauvenargues, essayiste français du début du 18ème siècle, a sans doute atteint la clairvoyance lorsqu'il affirmait ceci:

"Le sot qui a beaucoup de mémoire est plein de pensées et de faits ; mais il ne sait pas en conclure : tout tient à cela."

De fait, à réduire son travail de mémorisation à du "par cœur", l'étudiant découvre tôt ou tard à ses dépends qu'il se situe à côté de ce que l'on attend de lui: faire grandir son intelligence pour la mettre au service des autres.

Lui manquera ce que l'on appelle couramment l'esprit de synthèse: cette capacité à conclure, c'est-à-dire à prendre le recul nécessaire pour capturer l'essentiel afin de pouvoir l'appliquer à des situations nouvelles. Pas question de laisser tomber les détails, bien au contraire: seul celui qui maîtrise le moindre pixel de son cours peut en donner une image satisfaisante!

Passons donc à présent à quelques leçons neuroscientifiques sur la mémoire, susceptibles de nous faire découvrir les comportements permettant de maximiser la rentabilité d'un travail d'encodage de l'information. Vous verrez, l'esprit de synthèse y est toujours présent! Relevons directement quelques indications livrées par Squire et Kandel dans leur compte rendu des bases moléculaires de la mémoire:

1. "L'apprentissage n'est jamais passif ou automatique", mais déterminé par un certain nombre de facteurs: "le nombre de répétitions, son importance, la façon dont nous pouvons l'organiser et le relier à nos connaissances antérieures, et le nombre de rappels de l'information après sa première présentation." (p. 131)

2. Une expérience réalisée sur deux groupes de personnes devant étudier une liste de 8 à 12 mots en se focalisant ou non sur leur signification montre que "le groupe qui a traité la signification se souvient de 2 à 3 fois plus de mots que celui qui a porté son attention sur la forme des lettres". Cette étude révèle "un principe fondamental et universel de l'apprentissage: "nous nous souvenons d'autant mieux que nous traitons un nouveau sujet en profondeur. Le souvenir sera de meilleure qualité si nous avons une raison d'étudier, si nous aimons ce que nous étudions, si nous engageons pleinement notre personnalité au moment de l'apprentissage." (p. 132). Chaque étudiant devrait inscrire cette phrase en grand en face de lui à l'endroit où il étudie... Le corollaire de ce principe est que si l'intérêt est dirigé dans une autre direction que celle de la matière étudiée, le pouvoir de mémorisation sera presque nul! "Au contraire, quand nous décidons de nous souvenir, quand l'apprentissage est intentionnel plutôt qu'incident, nous pouvons augmenter nos chances de former un souvenir robuste et durable en mettant en place des processus d'encodage élaborés lors de la tâche d'apprentissage." (p. 133)

3. "La récupération d'informations est mieux réussie quand le contexte et les indices présents au moment de l'apprentissage sont identiques au contexte et aux indices présents lors de la tentative de récupération. Ce principe peut être utilement appliqué pour se préparer à un examen oral: il est plus efficace d'expliquer à haute voix le contenu à quelqu'un plutôt que de le lire." (p. 139)

4. "Des études récentes ont montré que différents modules cérébraux sont impliqués dans le traitement et le stockage de diverses formes d'information. (...) L'apprentissage scolaire peut-il être amélioré en tirant parti de la nature modulaire du stockage mnésique?" Oui, "en favorisant la capacité des modules à travailler ensemble" : "l'apprentissage distribué (dans le temps) donne souvent lieu à un stockage à long terme plus efficace que l'apprentissage massé." (p. 383). Sachez donc vous y prendre à l'avance, et n'oubliez pas d'organiser comment vous allez distribuer (planifier) votre travail de mémorisation!

(1) L. Squire et E. Kandel, "La mémoire, de l'esprit aux molécules", 2005, Paris, Editions Flammarion.
 

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Pour approfondir le sujet, vous pouvez également apprendre les ficelles de la mémorisation grâce à notre facilitateur d'étude "J'assure la mémorisation" (également disponible avec Amazon).

vendredi 13 avril 2012

Confiance en soi !

Acquérir un sentiment de compétence: tout un programme! 
Voici le message que m'a envoyé tout récemment un étudiant entamant son blocus de Pâques:

"Bonsoir,
Auriez-vous qqs petits "trucs" pour être plus à l'aise vis-à-vis de mes études car je manque bcp de confiance en moi...? Le problème c'est que j'ai l'impression de tjs partir perdante pcq je ne me pense pas capable de réussir à étudier toute une matière pour réussir les exams, etc... Donc c'est un cercle vicieux...
J'espère que vous pourrez m'aider :)

Merci bonne soirée, A.D." (2/4/2012)

Que disent les théoriciens?

Toutes les théories s'accordent à dire qu'il faut développer une motivation intrinsèque plutôt qu'extrinsèque. Cela met déjà en avant l'importance d'éviter la poursuite d'un but de performance qui revient à être motivé par des conséquences (les résultats aux évaluations) plutôt que la tâche elle-même.

Comment agir concrètement?


Il faut donc être motivé par la tâche elle-même, mais comment?


Quelques petits "trucs":

1. Se fixer de petits objectifs à court terme, comme faire une table des matières de ce cours durant les 2 heures à venir, ou rechercher les informations pertinentes de tel chapitre durant les 2 prochaines heures, ou encore réaliser 5 exercices d'ici la prochaine pause.

2. Dès que l'objectif en question est atteint, s'évaluer! Levez-vous ou prenez une feuille blanche et essayez de raconter ce que vous venez de réaliser. Que ce soit de la théorie ou de la pratique, prenez du recul et faites comme si vous étiez vous même le professeur qui enseigne cette matière: "Donc nous venons de voir en premier lieu que ..., et ensuite nous pouvons introduire ..., etc." ou bien "Dans ces exercices nous avons pu appliquer telle et telle règles/formules/stratégies et nous avons constaté et surmonter les difficultés suivantes ..., etc."

3. A la fin de la journée, une révision générale de toute(s) la/les matière(s) apprise(s) est nécessaire. C'est la répétition générale comme avant la première représentation d'une pièce de théâtre. Il faut que toutes les pièces du puzzle retrouvent leur place.

4. Enfin on vérifie avant d'aller dormir l'avancement que l'on a réalisé par rapport au planning prévu: on se rassure, on se motive, on s'encourage, on se glorifie! "Yes, je suis capable d'y arriver! Si je continue comme ça petit pas par petit pas, je vais parcourir des distances énormes et surtout arriver à temps au but final!".

Enfin, laissons-nous guider par la sagesse de ceux qui nous précèdent:

"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas,
c'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles."
(Sénèque, Lettres à Lucilius)

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Besoin d'aide? Adressez-vous à nous: Cogito, école d'accompagnement d'étudiants depuis plus de 10 ans.

samedi 31 mars 2012

Conseil méthodo n°3: les secrets d'un blocus!

Méthode de travail: nos bons conseils!

Blocus de Pâques: chronique d'une réussite annoncée!

Pour les étudiants du supérieur, même pour ceux qui s'octroient une petit détente début avril, le congé Pascal doit être considéré comme un vrai blocus."Blocus", un belgicisme dont la signification mérite d'être recadrée dans une optique d'étude rentable: il ne s'agit pas tant de "bloquer par cœur" que de mémoriser à long terme!

En effet, l'enjeu est de retenir des informations début avril, qui pourront être restituées... en juin! Alors, quels sont les secrets d'un blocus de Pâques réussi?

N°1: Qu'attend-on de moi? Qu'aurai-je à prouver?Concrètement, il est indispensable de savoir à l'avance comment je serai interrogé (oral, écrit, QCM?) et quels types de questions dégainera le prof à l'examen (ciblées, générales, transversales?).

Comme au tennis, il faut apprendre à connaître les manies et tactiques de son adversaire avant de prétendre lui en mettre plein la vue!

N°2: Quels sont mes outils?Deux grands types d'outils:

* Ma volonté: seule une force mentale suffisante permet de sublimer la difficulté! Concrètement, il faut utiliser l'anticipation: "Je vais réussir, et dès lors voilà ce que je dois faire maintenant". Rien ne peut vous détourner de cet objectif à part vous-même. Vous êtes votre meilleure garantie de réussite ou bien votre meilleur ennemi! Une seule obsession donc : réussir.

* Mes supports de cours: des supports complets et reflétant exactement la matière parcourue par le prof sont au menu. Avant de dévorer tout cela, vérifiez bien que vous n'allez pas vous empiffrer de plats inutiles, ni que vous passez à côté d'une mise en bouche ou d'un dessert!

N°3: Aux armes! Les ficelles du temps.Ici aussi le mot d'ordre est: anticipez! Il faut en effet vérifier que vous avez bien le temps d'abattre le travail nécessaire à la réalisation de votre projet.

Décidez là où vous maîtrisez: le nombre d'heures d'études par jour (en moyenne 8h) et la quantité de matière par jour (le plus précisément et raisonnablement possible!).

Par quoi commencez? Par ce que vous détestez, par ce qui est le plus volumineux et par ce qui vous demandera le plus d'effort de compréhension.

Un planning, c'est un contrat avec vous même. Un planning, c'est ce qui vous met la pression pour ne jamais céder à la procrastination. Un planning c'est un tableau de bord pour commander votre "machine-à-gagner".

N°4: Mémoriser à long terme, un processus "top-down"Last but not least, le Graal des étudiants: le secret de la mémoire. Un secret uniquement inaccessible à ceux qui s'obstinent à penser que Mère Nature leur a donné ce don ou les en a privé; inaccessible également à ceux qui s'entêtent à vouloir retenir par cœur ligne après ligne linéairement le contenu de leurs cours. La mémoire ouvre ses portes à ceux qui savent prendre du recul et qui sont curieux!


Comment faire?

Primo
, assimiler la structure de la matière: savoir raconter l'histoire (le synopsis) du cours sans m'encombrer des détails. C'est le "top": avoir une vue d'ensemble cartographique de son cours!

Secundo, explorer chaque étape de cette histoire en se posant des questions et en allant chercher l'information pertinente qui permet d'y répondre (tisser des liens).

Tertio, s'exercer : soit en mettant en pratique la théorie (des exercices, comme en physique, math, chimie, etc.), soit en construisant des schémas synthétiques qui permettent de parcourir le cours dans tous les sens (tableaux de comparaisons, lignes du temps, fiches, etc.).

--> Couche après couche répéter les acquis et apprendre en complétant!
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-> Pour aller plus loin: Facilitateurs d'étude
-> Pour un soutien personnalisé: Formation en méthode de travail
-> Pour étudier dans un cadre idéal: Blocus Assisté

lundi 26 mars 2012

Comment font ceux qui réussissent?

Une étude récente révèle les ingrédients qui font réussir les étudiants dans le supérieur ! 

Par Nathanaël Laurent, responsable chez COGITO.

Quoi de plus susceptible d'attiser notre curiosité que de se demander comment les étudiants qui parviennent à se distinguer dans leurs études supérieures (> 65%) s'y prennent pour apprendre? Nous savons tous que la clé de la réussite dans les études supérieures consiste à s'adapter activement à un nouveau type d'apprentissage: apprendre à apprendre nous répète-t-on souvent! Oui mais comment?

La chercheuse sud africaine Wendy Jayne McMillan (University of Western Cape) s'est posée cette question, a réalisé une recherche rigoureuse, et a publié récemment les résultats obtenus (1). Elle s'est intéressée plus précisément à la manière dont des étudiants en dentisterie qui réussissent leurs études s'y prennent pour apprendre.

Qu'a-t-elle découvert? Pour le dire en un mot, "les données indiquent que les élèves qui réussissent leurs études sont des apprenants auto-régulés". Qu'est-ce que cela peut bien vouloir dire?

Premièrement, l'apprentissage auto-régulé implique trois stratégies cognitives: répétition, élaboration et organisation. La répétition est à entendre dans le sens de s'exercer à exécuter seul ce qu'on devra faire en public (pensez au théâtre); elle se manifeste par la reconnaissance des points clés (en mettant en évidence ou en soulignant l'idée principale) et leur répétition (par le biais de la mémorisation). L'élaboration se caractérise par des stratégies telles que résumer et paraphraser (commenter en expliquant). L'organisation (de l'information) va de soi lorsque l'étudiant crée un résumé ou un schéma personnel pour faciliter l'apprentissage.

Outre les stratégies cognitives mentionnées ci-dessus, l'auteur relève également l'intervention de stratégies métacognitives lors de l'assistance aux cours ou de la gestion de l'étude. Pour l'assistance au cours, certains étudiants sentent le besoin de prendre connaissance à l'avance de la matière, tandis que d'autres écoutent attentivement le professeur en cherchant à dégager l'organisation de son exposé (on peut bien sûr faire les 2). En ce qui concerne la gestion de l'étude, l'accent est mis à la fois sur la compréhension, les attentes du professeur, et sur l'organisation du temps. Une chose intéressante à relever c'est que comprendre ne semble pas seulement impliquer une démarche passive et réceptive de lecture attentive de l'information, mais il s'agit d'un exercice systématique de comparaison: comparer les informations entre elles (différences, points communs) et/ou les informations théoriques avec les situations d'usage pratique. Gérer son étude en fonction des exigences du professeur est ensuite souligné comme étant une stratégie métacognitive essentielle: si le prof attend par exemple de nous une connaissance mot-à-mot de tel et tel paragraphes, alors une étude-perroquet est indispensable à cet endroit là. Pour la gestion du temps enfin, la chercheuse a observé que "tous ces étudiants avaient une vue d'ensemble précise des objectifs d'apprentissage qu'ils s'étaient fixés et expliquaient que cette stratégie leur permettait de cartographier ce qui devait être appris dans le temps disponible".

Enfin, la motivation est bien entendu un facteur clé pour viser la réussite dans ses études. D'après McMillan, l'expression "apprendre est indispensable" résume le mieux l'attitude de persévérance nécessaire et indique comment les étudiants utilisent leur choix d'orientation (leur but à long terme) pour se motiver à étudier au moment présent. Ici la confiance en soi se révèle être cruciale. Ce que rapporte cet étudiant est particulièrement significatif: "Nous ne pouvons fondamentalement réaliser que ce que nous croyons pouvoir faire. Si je dispose mon esprit à faire quelque chose, alors je vais faire en sorte de le réaliser." L'attrait pour le défi et la volonté de prouver à soi-même et aux autres que l'on peut arriver à réaliser quelque chose de difficile semble donc essentiel. Finalement, outre le fait d'acquérir une image positive de soi-même, prendre pour modèle de réussite une personne extérieure (un prof, un parent, un ami, etc.) peut aussi servir à stimuler la motivation au travail.

Point de recette miracle donc, et c'est bien naturel en matière de méthode de travail! Nous retrouvons néanmoins à travers cette étude 11 critères précis qui déterminent l'attitude des étudiants qui réussissent leurs études (soulignés ci-dessus). Chaque étudiant devrait dès lors confronter son attitude actuelle à chacun de ces ingrédients de manière à changer ou ajuster sa méthode de travail, ou du moins à diagnostiquer ce qui risque de lui causer des difficultés dans les semaines à venir.

Pour poser un tel diagnostic, des aides existent sous la forme de formations en méthode de travail. Un blocus assisté peut également fournir à la fois l'environnement propice dans lequel réaliser un travail d'étude efficace - un environnement qui permet d'acquérir cet image positive de soi-même - et des modèles qui stimulent la persévérance. En tout cas, plus de temps à perdre: foncez, et gagnez!
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(1) W. J. McMillan, 2010, "‘Your thrust is to understand’-how academically successful students learn", Teaching in Higher Education, 15(1), 1-13.

vendredi 16 mars 2012

Etudier c'est s'informer!

Mais qu'est-ce que s'informer?
Le savant américain Robert Rosen définit l'information comme "tout ce qui est ou peut être la réponse à une question" (1).

Qui est-ce?
Vous vous demandez j'espère qui est ce Robert Rosen, car je suis presque certain que vous n'avez jamais entendu parlé de ce "savant". Vous êtes alors sur la bonne voie pour apprendre quelque chose de nouveau, vous former, étudier. A vous de chercher les réponses à vos questions!

Comment ne pas apprendre?

Allez au cours et tentez d'écouter durant 50 minutes le prof qui gesticule devant le tableau, ou qui appuie frénétiquement sur la commande du projecteur. Rentrez chez vous et essayez de lire un tas de feuilles remplies de signes que l'on nomme syllabus. Lisez, relisez, recopiez, tant que vous voudrez... vous n'apprendrez pratiquement rien! Comprenez également: vous ne retiendrez pas grand chose!

Comment puis-je donc apprendre?

Et bien Robert Rosen l'a dit: posez vous des questions!
Faites l'expérience dès maintenant en vous informant au sujet de ce savant que vous ne connaissez pas (encore). Vous verrez: non seulement vous apprendrez quelque chose, mais surtout vous ne l'oublierez jamais!

Où est l'astuce?
Effectivement il y a un truc, et il est bien dommage que près de la moitié des étudiants (à en croire les chiffres reflétant le taux de réussite des étudiants en 1er baccalauréat) l'ignore.

L'astuce c'est que je ne vous dis pas qui est ce personnage ayant formulé cette vérité au sujet de l'information, mais que je vous invite plutôt à vous poser la question et à aller chercher vous-même la réponse... c'est ainsi que vous découvrirez en même temps: qui est ce savant malheureusement trop méconnu qui a tenté de répondre à la question "qu'est-ce que la vie?", ce qu'est une information, comment on apprend, comment on mémorise quelque chose pour ne plus jamais l'oublier.

En conclusion:
Si vous voulez vraiment étudier vos cours, informez-vous! Posez-vous des questions et puis seulement ensuite écoutez ce prof qui s'évertue à vouloir vous enseigner quelque chose. Posez-vous encore des questions et puis seulement ouvrez votre syllabus pour y chercher des réponses.

Les profs vous forment, alors in-formez-vous! Vous verrez, c'est fou ce qu'on retient vite et longtemps!
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(1) Theoretical biology and complexity, 1985, p. 197.

Tip : Des formations en méthode de travail sont organisées chez Cogito pour les étudiants du supérieur qui souhaitent aller plus loin dans la démarche décrite dans ce post. Vous pouvez également lire notre collection de manuels de méthode de travail.

jeudi 8 mars 2012

Pour ne plus remettre à plus tard...

Vous avez dit "procrastination"! (1)

Répondez aux questions suivantes et essayez de mettre en pratique les conseils que nous vous donnons, étape par étape... Vous ne serez sans doute plus le/la même après !

Avez-vous l'habitude de tout remettre à plus tard ? 
Pour cesser de tout remettre à plus tard, commencez par réaliser un objectif modeste.

Quelles sont les principales étapes pour y parvenir ? 
Faites un plan qui décrit les grandes étapes de l'objectif à atteindre, et cela de façon réaliste.
Un objectif est plus facile à réaliser lorsqu’il est divisé en étapes.
Commencez par la base et ajoutez des éléments plus complexes à mesure que vous avancez.
Gardez une vue d’ensemble sans vous perdre dans les détails!

Qu'est-ce que vous avez fait jusqu'à maintenant ? 
Reconnaissez que vous avez déjà parcouru un bout du chemin, même si vous en êtes encore à la planification. Ce sont vos premiers pas... 

Quelle est ta plus grande motivation ?
Ne vous en faites pas si votre motivation est négative. C’est honnête de le reconnaître et c’est un bon point de départ. Cependant, si votre motivation est négative, reformulez-la jusqu’à ce qu’elle soit exprimée en termes positifs.

Quels autres résultats positifs résulteront de la réalisation de votre objectif ?
En identifiant ces résultats, vous découvrirez des avantages que vous ne pourrez plus ignorer. Ose rêver!

Listez les obstacles --> Qu'est-ce que vous pouvez changer ? De quelles ressources extérieures avez-vous besoin ?
Les ressources incluent notamment du temps, une méthode de travail, et éventuellement de l'aide de la part de personnes extérieures (des cours particuliers, un coaching).

Combien de temps prendra chaque tâche?
Un horaire/planning vous aidera à suivre vos progrès.

Quelle partie de la journée consacrez-vous au travail ?
En sachant à quels moments de la journée vous êtes le plus en forme, vous pouvez développer des habitudes de travail plus efficaces. 


Mettez en place un bon environnement de travail et éloignez les distractions --> Vous trouverez beaucoup plus facile d’apprécier votre objectif si vous mettez les distractions de côté.
Décidez de quelle façon vous vous récompenserez après avoir accompli chaque objectif. Décidez aussi de quoi vous vous priverez jusqu’à ce que vous ayez atteint chaque objectif!
Il est parfois bon d’avoir un ami ou un coach qui peut vous motiver ou suivre vos progrès.

Reconnaissez vos erreurs!
Les faux départs et les erreurs sont des expériences d’apprentissage. Ils peuvent être importants et vous aider pour votre prochain projet.

Distractions et évasions :
Ne niez pas leur existence, mais repoussez la tentation (via le planning et le fait de bien distinguer les périodes de travail des périodes de détente).

Imagination :
Imaginez-vous réussir et atteindre vos objectifs.

En conclusion, si vous avez l'habitude de tout remettre à plus tard, vous aurez à présent compris l'importance de :

  • se concentrer exclusivement sur la tâche du moment et de partir de là. 
  • commencer petit à petit, tâche après tâche.
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(1) Librement traduit et inspiré de http://www.studygs.net/attmot3.htm

lundi 5 mars 2012

Conseil méthodo n°2: J'étudie quoi aujourd'hui?

Méthode de travail: nos bons conseils!

Qu'est-ce que j'étudie aujourd'hui?

A quatre semaines du congé de Pâques il est grand temps pour tout étudiant du supérieur de prendre franchement en main son travail de mémorisation. Pâques est un blocus, ni plus ni moins, et comme tout blocus il ne peut être rentable que si l'étudiant s'en sert pour s’évaluer, compléter son étude et répéter. Mais qu’est-ce que je vais donc faire aujourd’hui ?

Envisageons deux cas de figure.

1. J’aurai ce soir une seule heure à consacrer à l’étude. En effet, j’ai une grosse journée, et puis j’ai prévu d’aller au cinéma avec des copines/copains. Qu’est-ce que j’étudie ? Une heure, c’est l’idéal pour étudier une table des matières, c’est-à-dire le plan et le fil conducteur d’un cours (même si le prof n’a pas encore tout vu!). C’est encore la période nécessaire pour évaluer l’étude réalisée précédemment : Qu’est-ce que je connais encore de ce chapitre là ? Est-ce que je serais capable de refaire telle démonstration, tel gros schéma d’anatomie, etc. ?

2. Je vais avoir 4 heures creuses cette après midi... si j’avais le courage je pourrai les utiliser afin d’avancer dans mon étude, mais qu’est-ce que je fais ? Mettre en ordre, relire, recopier, refaire les exercices de la semaine dernière ? Quatre fois NON ! Tout cela est bien trop passif : en étant que réceptif à l’information, tu ne retiens rien! Ce qu’il faut, c’est que tu te poses des questions sur la matière pour que tu découvres toi-même ce qu’elle a à t’apprendre : Qu’est-ce qu’on me veut avec ce chapitre-là ? Qu’est-ce que cette formule/ce concept vient faire là ? Pourquoi voit-on les choses dans cet ordre ? Comment pourrais-je mettre en pratique telle théorie ?

Le conseil en résumé : donne-toi des règles simples que tu appliqueras presque aveuglément et qui te permettront de ne pas perdre de temps à chercher quoi faire. Par exemple …

Règle n°1 : je prépare systématiquement les séances de travaux pratiques et d’exercices de la semaine suivante;

Règle n°2 : je fais une synthèse (en répondant à des questions) de chaque nouveau chapitre qu’un professeur a terminé.

=> C’est alors que tu deviendras une locomotive et que tu ne te limiteras plus à être un simple wagon !
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Tip : Des formations en méthode de travail sont actuellement organisées chez Cogito pour les étudiants du supérieur ! Inscrivez-vous auprès de M. Nathanaël LAURENT

De nombreux autres conseils suivront... restez branchés !

samedi 25 février 2012

Comment les coachs de COGITO sont-ils formés?

"Le coach est un relais qui réapprend les gestes qui sauvent... obsédé par l'excellence il sait se montrer passionné, et pas seulement connaisseur!" (Laurent MOOR, coach certifié)

Une formation au "coaching" d'étudiants COGITO

Après Liège, ce fut au tour des nouveaux formateurs de Namur et Louvain-La-Neuve de recevoir ce 23 février la formation "coaching" prodiguée par Laurent Moor.

Professeur dans plusieurs hautes écoles, coach certifié, et collaborateur au sein de COGITO depuis plusieurs années, Laurent Moor est non seulement coach COGITO à Liège, mais aussi formateur pour le coaching auprès de nos collaborateurs qui se destinent à cette fonction.

Le coaching, au sein de notre école d'accompagnement, est une formule qui remporte un grand succès car elle rencontre les attentes légitimes de nombreux étudiants et parents. Si le coaching intègre l'apprentissage de certaines matières particulières, son objectif premier est bien plus large et essentiel. Ce que nos coachs apprennent aux étudiants, Laurent Moor le résume comme ceci:

  • Apprendre à ne plus étudier comme dans le secondaire 
  • Apprendre à se connaître: motivation, confiance et passion! 
  • Apprendre à être organisé 
  • Apprendre à étudier activement 
  • Apprendre à augmenter sa performance 
Le professionnalisme couplé à l'enthousiasme de Laurent Moor sont les meilleures garanties d'une formation de qualité pour nos collaborateurs; et une formation qui, très certainement, a déjà des répercussions sur le travail de nos coachs.

N'hésitez pas à vérifier par vous-mêmes! (extrait video ci-contre)
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Pour bénéficier d'un coaching COGITO, rendez-vous sur notre site.

jeudi 16 février 2012

Comment choisir vos études supérieures?

"On parle rarement de ces étudiants, victimes du préjugé selon lequel il faut mener des études supérieures à tout prix"

Quelles études supérieures ?
par Drieu Godefridi(*)

Le sujet est épineux en cela qu’il cristallise un grand nombre de préjugés et de malentendus. Ainsi la défiance à l’égard de la reproduction sociale est-elle si grande que toute analyse qui semble accréditer l’idée que « tout le monde n’est pas fait pour telles ou telles études » paraît suspecte. 
De plus, nombreux sont les individus à n’avoir pas fait d’études supérieures qui souffrent d’un complexe tout au long de leur existence. Enfin, pourquoi ne pas essayer ? Toutefois la question pourrait être mieux posée. 

L’alternative n’est pas entre les études supérieures et n’en pas mener, elle comporte trois branches : ne pas entamer d’études supérieurs, entamer des études supérieures et les réussir, entamer des études supérieures et échouer. On ne rate pas dans le supérieur comme on manque une correspondance : l’échec, dans le supérieur, se compte en années. 

Un nombre considérable de jeunes entament des études supérieures, échouent, persistent, manquent à nouveau, pour quitter le supérieur après deux, trois, voire cinq ans, sans le moindre diplôme. Nous avons connu tant d’étudiants qui n’étaient manifestement pas « faits » ­pour leurs études, mais qu’une série de facteurs — contrainte familiale, pression sociale, conviction personnelle de rater leur vie à défaut de décrocher le précieux diplôme — condamnaient à persister au delà du raisonnable. On parle rarement de ces étudiants, victimes du préjugé selon lequel il faut mener des études supérieures à tout prix. Ils sont pourtant des milliers à quitter, chaque année, nos systèmes d’enseignement, après le sacrifice coûteux (pour eux, leurs parents, la collectivité) de plusieurs années de leur vie.

Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler qu’il n’est pas nécessaire de décrocher un diplôme du supérieur pour réussir sa vie professionnelle et qu’être diplômé ne garantit nullement de briller au firmament de son métier. Le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, n’a pas de diplôme universitaire : a-t-il, pour autant, raté sa carrière ? Steve Jobs, cofondateur de Apple, quittait l’université après six mois. On nous dira : ce sont des génies ! Peut-être (quoique ce soit discuté dans le cas du premier, que le second taxait de voleur d’idées sans imagination !), mais ils sont légion dans les affaires, le commerce, la politique, l’art et tant d’autres métiers au zénith de l’arc professionnel, à n’avoir pas accompli d’études supérieures. Notons, en outre, que des milliers d’étudiants sortent chaque année de nos universités avec un diplôme, certes, mais sans la moindre perspective professionnelle, ni même l’idée du métier qu’ils pourraient entreprendre.

Si vous n’entreprenez des études supérieures que par défaut, le risque est réel que votre parcours professionnel soit à l’avenant. Concevez également que, dans la grande majorité des hypothèses, des études menées par défaut et sans goût, si même vous les réussissez, vous conduiraient à des situations professionnelles médiocres dont, à l’heure de choisir vos études, vous ne désirez en aucune façon l’avènement. La décision d’entamer des études supérieures doit donc être mûrement réfléchie. En réalité, vous ne pourrez la prendre qu’après avoir répondu à une question, qui paraît logiquement seconde, alors qu’elle est en réalité préalable :

Quelles études supérieures ? On ne peut, en effet, répondre à la question de principe — dois-je, ou non, entamer des études supérieures ? — qu’après avoir examiné et exploré de manière approfondie, quoique nécessairement pointilliste, le champ des possibles. Face à cette nécessité du choix, la plupart des étudiants qui débutent des études supérieures optent, en réalité, par élimination. Certes, tout le monde n’a pas la chance d’être mû par une vocation qui l’entraîne irrésistiblement vers la philologie ou l’astrophysique, toutefois cette élimination ne constitue que la première étape de votre recherche. Prenons un exemple : vous considérez que vous n’avez pas d’affinités particulières avec les chiffres, excluez les sciences exactes, constatez votre manque de vocation pour l’enseignement, écartez tout ce qui possiblement s’y rapporte, êtes néanmoins désireux d’accomplir des études sérieuses vous ouvrant un large éventail de possibilités professionnelles... vous voilà étudiant en droit ! Mais avant de vous inscrire en droit, vous devriez, en fait vous devez si vous souhaitez poser un choix rationnel et éclairé, aller suivre quelques heures de cours en amphithéâtre, pour vous assurer que les rigueurs du droit romain, les ornements baroques de l’histoire juridique administrative et les équilibres délicats de la Constitution excitent votre appétit. Dans le cas contraire, il serait préférable de vous abstenir. À cette expérience in vivo, on ajoutera volontiers la sollicitation d’une personne fraîchement diplômée de ces études, qui pourra tout à la fois vous éclairer sur son vécu d’étudiant, et sur la concrétisation professionnelle de son parcours académique. Vous destinez-vous à l’exigeant métier d’avocat fiscaliste ? Décrochez votre téléphone, appelez une dizaine d’avocats fiscalistes. Sans doute certains refuseront-ils de vous répondre, d’autres fois serez-vous filtré par un service de secrétariat, mais vous finirez par entrer en rapport avec un avocat qui sera non seulement prêt, mais flatté de vous éclairer sur les réalités de sa profession ; ce qu’il sera mieux à même de faire que le plus professionnel des services de guidance. Osez ! Si l’un et l’autre — les études, le vécu professionnel — vous séduisent, il ne vous restera plus qu’à vous inscrire !

Dernière remarque : celle du rapport entre le choix d’étude et les débouchés professionnels. Comme le souligne Nathanaël Laurent, auteur de manuels de méthode de travail et organisateur de journées d'apprentissage de la méthode de travail chez Cogito, il faut prendre garde à ne pas choisir des études en ayant exclusivement égard aux débouchés professionnels. Il est, en effet, possible d’inventer son propre métier ; c’est l’une des définitions de l’entrepreneur. Mais on ne s’improvise que rarement entrepreneur, encore faut-il en avoir la vocation. Si c’est votre cas, optez pour des études qui vous doteront d’outils généralistes utiles dans la construction et le développement de votre activité (on songe bien sûr aux écoles de commerce, mais un master en informatique, ou en droit, vous serait également bien utile). À défaut de cette vocation, il ne serait pas raisonnable de ne tenir aucun compte des concrétisations professionnelles possibles des études entreprises. Vos études dureront, dans la meilleure des hypothèses, cinq ans ; votre carrière, huit à dix fois plus.

Concrètement, dans le choix de vos études supérieures, veillez à :

  • ne pas entamer des études supérieures seulement parce que le contexte social et familial vous y pousse
  • explorer largement le champ des possibles avant de choisir une filière
  • vous frotter aux réalités concrètes, si possible en amphithéâtre, de la faculté considérée échanger avec des personnes récemment diplômées de la faculté, sur leur vécu d’étude et leur réalité professionnelle.
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(*) Cofondateur de Cogito, D. Godefridi publie ces jours-ci Comment réussir vos études supérieures, chez Texquis, collection J'Assure.